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Ce nom, Colas, qui évoque des victoires et des records; ce nom à jamais associé à d’autres noms : noms de bateaux, souvent breton comme Pen Duick, nom tahitien comme Manureva, nom d’oiseau, oiseau du voyage (c’est le sens de Manureva), nom aussi d’un tube chanté Chamfort et signé Gainsbourg... Ce nom, Colas, à jamais marqué du sceau du destin ; celui d’une disparition tragique et devenue mythique, sans trace ni explication…

Alors nom paradoxal, pour ce lycée de Bourgogne, lycée général et technologique ?

Peut-être... Pourtant Alain Colas était Nivernais. Il était le « Morvandiau flottant », ainsi nommé par ses amis bretons Tabarly et Kersauson.

Colas, vainqueur de la Transat anglaise en 1972 ? - C'est vrai qu'il fut un immense champion. Et aussi recordman du tour du monde à la voile à bord de Manureva en 1974 ? - Oui, c'est ça et pourtant, c’est sur les eaux vives de Bourgogne qu’il commença à naviguer, et pourtant c’était sur un canoë…

Un nom de marin, Alain Colas pour un lycée général et technologique, un lycée qui dispense des formations en audiovisuel, en arts appliqués et en design, de la seconde au Master ? Autre paradoxe ?

Peut-être... Même si Alain Colas ne défia pas toujours le Cap Horn. Il fut un grand lecteur : étudiant en lettres à Dijon, puis en anglais à la Sorbonne, épris de récits d’aventures, de poésie, de Jack London et de Melville... Et plus tard, sur un coup de bluff (comme souvent...), il devint, armé de sa force de persuasion plus que de diplômes, chargé de cours de littérature, à l’Université de Sydney, Australie. Il fut aussi journaliste : chroniqueurs pour la presse française de ses premières courses au large et reporter couvrant la vie en Polynésie (où il tomba amoureux d’une séduisante Tahitienne). Homme citoyen du monde, ainsi fut Alain Colas.

Un lycée de la communication portant le nom d’un marin ? Bizarre... Les gens de mer ne sont-ils pas tous des taiseux ?

Peut-être...  Et pourtant, Alain Colas se révéla un pionnier de la communication sportive : conférences de presse rodées, rouflaquettes de terre-neuva, maîtrise parfaite de l’expression, humour, esprit et couverture de Paris Match…

Un régatier, un des plus grands coureurs en solitaire, un héros des 40e rugissants donne son nom à un lycée du design. Etrange, non ?

Peut-être pas tant que cela, car Alain Colas fut le maître d’œuvre ou le co-concepteur, soucieux de chaque détail, avec ses ingénieurs, de géants des mers : Manureva d’abord (ex-Pen Duick IV), magnifique goéland d’aluminium qu’il transforma, puis Club Méditerranée, un gigantesque monocoque, un quatre-mâts (comme un clin d’œil aux clippers du XIXe siècle) mais au design futuriste, un vaisseau à l’envergure monstrueuse, bien que conçu pour un homme seul... 

 

Goût insatiable pour l’innovation et la technologie

Goût du risque, c’était aussi ça, Alain Colas !

 

Alors, oui, le nom d’Alain Colas va bien à ce lycée, 

Lycée de Bourgogne 

Lycée de la communication 

Lycée et école supérieure 

Des arts appliqués et du design 

Lycée fier de s’appeler Alain Colas.