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Objectifs, attendus et cadre des travaux du mémoire de DSAAD

   

Dans le cadre de la soutenance du nouveau DSAAD / Diplôme Supérieur d'Arts Appliqués Design - mentions design d'espace, design graphique et design de produits, les étudiants sont amenés à entreprendre une recherche à propos d'un sujet personnel relevant du design et des arts appliqués. Les thèmes d'études, dont il est livré un court résumé ci-après, sont définis par l'étudiant et constituent son programme de recherche au cours de l'année scolaire validant un niveau Master 1.

 Les unités d'enseignement concernées par le mémoire

- L'U.E. 9, le « macro-projet ». Le macro-projet est le lieu de corrélation entre recherche théorique (ou fondamentale) et approche pratique et technique d'une démarche de création en design. Ce module convoque toutes les capacités de l'étudiant précisées par les autres modules d'enseignement, le macro-projet servant de révélateur de ses compétences en tant que designer-chercheur. 

- L'U.E. 10, le "mémoire de recherche professionnel". Il sous-tend la conduite du macro-projet (U.E. 9) sur les plans théorique et argumentatif. Il initie à une méthodologie de la recherche en design. Il fait l'objet d'un ouvrage dont les qualités éditoriales sont également évaluées quelle que soit la mention préparée.

 

Présentation des sujets de recherche et des soutenances de la promotion 2012-2014 

  

Elia Nectoux - Design graphique /  

Inter-génération : instaurer un dialogue entre les âges

  • "Comment les générations communiquent-elles aujourd'hui ?
  • Qu'aurons-nous à transmettre aux générations futures ?
  • Questionnement sur la mémoire du digital : Qu'aurons nous à donner à nos enfants de nos vies numériques ?
  • Réflexion sur la rencontre des process : Manuel et/ou numérique; création d'un vocabulaire graphique hybride, trans-générationnel; remettre aux goûts du jour des modes d'édition devenus désuets.

 


   Mathilde Fossy - Design graphique /   

   Exil 

L'exil est par définition une condamnation à vivre hors de son pays. Il s'agit par extension de tout séjour dans un lieu qui n'est pas celui où l'on voudrait être. Être en exil, c'est tout à la fois se sentir étranger à ce qui nous entoure, ne pas se sentir à sa place, vouloir retourner chez soi et retrouver son port d'attache, être dépaysé, perdre ses repères...  J'ai parfois le sentiment d'être en exil. Réunionnaise, je vis en effet en métropole depuis 4 ans, depuis la première année de BTS. Même si je rentre chez moi durant un mois chaque année, le sentiment de déracinement se fait de plus en plus sentir à chaque nouveau départ.  Bien que partant de mon expérience personnelle, je me suis demandée comment le sentiment de l'exil pourrait parler à chacun.   L'exil questionne l'espace. C'est une réflexion à propos de cet espace que j'ai développée cette année  autour de "l'espace perdu", de "l'espace présent", de "l'ici" et de "là-bas".   

 

 

 Mathilde Fossy  


Laura Vincent - Design graphique /

Synesthésie

Ce diplôme est à entendre comme un laboratoire d'expérimentations plastiques et graphiques autour du phénomène neurologique de la synesthésie. Dans mon "Synes-lab" figureront quelques grands temps, du cabinet des curiosités métaphoriques à l'identité visuelle Print/web du projet Synesthéorie. Aussi et surtout j'aspire à injecter une plasticité multi-sensorielle dans une démarche de design graphique pour un projet encore peu esquissé.

 


Estelle Blandureau - Design graphique /

Les complexes

Les complexes au quotidien : en dehors des notions cliniques et des cas médicaux, je me suis basée sur les complexes en terme de gène, honte et anxiété sociale pour pouvoir travailler sur des situations que tout le monde est en mesure de ressentir et pour palier mon manque de savoir médical. J'aborde mes réponses en excluant la tonalité "grave" de ce thème (pas de névrose, etc.). J'ai construit mon travail selon trois axes:

  • Le regard des autres et le jugement (l'importance surdimensionnée que l'on accorde au regard des autres qui se conclut en une sorte de paranoïa)
  • La démythification des complexes (sortir de ce côté tabou lorsque l'on parle des complexes, relativiser et créer une prise de conscience en montrant que nous faisons tous face à ces situations)
  • L'influence des médias (observer les normes instaurées dans les médias, avec des diktats de beauté et de bien-être en dehors de la réalité, démontrer le décalage entre ce qui nous est montré et la situation réelle).

 


Justine Duhaussay - Design graphique /

Signatures

La signature est le signe identitaire le plus utilisé pour attester l'identité d'un individu, il en est l'expression graphique.

  • Cependant en quoi ce signe schématique reflète-t-il la richesse d'une identité ?
  • Dans quelles mesures le signe identitaire authentifie-t-il l'individu ?
  • Recherches sur la complexité de l'identité (paradoxe identité singulière/ identité plurielle, l'affirmation de soi).
  • Réflexions sur la signature en tant que totem identitaire (le signe, son pouvoir ostentatoire, le rapport au corps, l'empreinte, le geste, la trace, la graphologie)
  • Recherches sur l'authentification (les enjeux, les stratégies, l'usurpation identitaire, affirmation du statut de l'auteur, identité numérique, anonymat)

 

 


Florianne Dausse - Design graphique /

Rythmes

Mon thème de projet porte sur le rythme. Plus précisément, je cherche à mʼinterroger sur la langue comme «matériau» aux rythmiques multiples. En tant que designer graphique, jʼai choisi dʼexplorer la fonction du rythme dans le langage (pouvoir oratoire, pédagogique...), de revisiter le rythme de lecture et de mʼinterroger sur la connexion des rythmes de la langue et de lʼespace. Comment le rythme «sonore» peut-il devenir «visuel» ?

 

 

 


 Kévin Daman - Design graphique /

 La norme

Le graphiste s'empare de toutes les codifications, actuelles ou passées, pensées pour normaliser. Terrain de jeu pensé comme un laboratoire plasticien, ce diplôme vise une approche critique de la norme et de ses contextes d'application (règles, grilles, procédés normalisés, standardisation, normes de qualités...).

 

 

 

 


Chloé Mestrude - Design de produit / 

L'indice dans l'usage et le temps

C'est en voulant comprendre comment l'usager appréhende notre monde d'objets que j'ai décidé d'interroger l'indice dans l'usage et le temps. Ainsi, je questionne au travers d'un laboratoire de formes l'intuition dans l'usage, en plaçant le geste au coeur de ma démarche.Cette quête dans la compréhension de l'indice, de la trace, m'a amenée vers l'archéologie. Un domaine scientifique qui éprouve les fragments du passé pour donner sens à une civilisation disparue. Autrement dit, une pratique spécialisée dans la lecture des indices. Ainsi, grâce aux échanges avec une tracéologue, j'espère pouvoir faire émerger une méthodologie nouvelle pour le design basée sur celle de ces scientifiques et mettre au service mes compétences de designer pour mettre en lumière ce champ particulier de l'archéologie. Enfin, dans une démarche prospective, j'essaye d'imaginer ce que seront les indices de demain au regard de l'évolution morphologique attendue.


Amandine Le Blanc - Design de produit / 

Mémoire des objets du quotidien

Je mène une réflexion sur la mémoire à travers les objets du quotidien. Pour cela, j'aborde mon sujet sous deux angles radicalement opposés: la transmission et l'oubli. D'une part, je traite de l'objet ancien (voire de la question de son héritage) et de sa réhabilitation fonctionnelle en tant qu'objet contemporain. D'autre part, je m'intéresse à l'oubli en tant que capacité positive (capacité d'abstraction, de déconnexion, de pardon...).

 

 


Mathilde Vaillant - Design de produit /

Attraction / répulsion

Il se divise en deux axes, le premier repose sur les phénomènes physiques liés à lʼattraction et la répulsion tels que la gravité, la force magnétique, la force centrifuge. Cet axe sʼoriente vers la recherche de processus. Le résultat de ces processus est un répertoire de formes diverses. Le deuxième axe étudie lʼaspect psychologique de lʼattraction et de la répulsion et plus spécifiquement, le passage entre les deux. Une première piste est un travail autour des abats. La deuxième piste portera sur les objets et matériaux répulsifs et / ou rejetés.

 

 


Louise Mastriforti - Design de produit /

Sortir de l'écran

Mon sujet vise à trouver une alternative à l'utilisation de l'écran pour une pause numérique. Mon premier axe que j'ai nommé "hyper-connexion et sur-information" se veut un laboratoire d'expérimentation d'objets manifestes visant à prendre conscience de notre hyper-connectivité. Le deuxième axe, "la séparation", envisage la pause numérique dans un contexte de travail en free-lance notamment lorsque l'utilisation de l'écran y est très fréquente. Le dernier axe, "revenir à l'essentiel", envisage les conditions permettant de se détacher de l'écran et de retrouver une gestuelle qui rendrait les actions (que nos supports numériques ont rendu complexes par la multiplicité des choix qu'ils offrent) simplifiées et efficaces.


Malvina Chaput - Design de produit /

L'instant, le temps suspendu

Je cherche des moyens de valoriser l'instant comme un point singulier du flux temporel. En observant notre perception du temps, nos rythmes de vie et nos habitudes temporelles, je cherche à re-questionner l'instant spirituel, celui du plaisir éphémère, mais également l'immédiateté et l'instantanéité de certaines de nos pratiques. Mes moyens actuels sont la mise en scène de l'action, la codification des gestes, des usages, la densification symbolique et poétique de l'instant.

 

 

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Jeoffrey Prêt - Design de produit /

Dispositifs produits et services pour le cyclotourisme

Faciliter la pratique du cyclotourisme / 5 contextes de travail identifiés :

  • 1. Repenser le bagage
  • 2. Ritualiser le moment du repas
  • 3. Créer du lien entre les cyclotouristes
  • 4. Rendre cette activité accessible
  • 5. Créer un atelier de réparation mobile

 

 

 


Vaiana Martinez - Design d'espace /

Handicap mental & art thérapie

Mon projet s'intéresse aux handicapés mentaux et à leurs conditions de vie en institution médicalisée. À travers le point de vue de psychothérapeutes comme Léo Navratil ou Jean-François Gomez, je propose un atelier d'art thérapie (par le land art) afin d'aider les handicapés mentaux à se construire une histoire en perpétuelle évolution et qui leur est propre. Après l'identification de 3 besoins principaux (s'abriter / se protéger / se regrouper et communiquer), j'interroge les moyens mis en oeuvre pour associer ces besoins à 3 espaces. Le premier consistera à fournir les moyens techniques aux handicapés mentaux pour qu'ils conçoivent ces espaces selon leurs propres conceptions. Le second me placera en tant que designer au centre du projet, mon rôle étant de fournir une réponse pertinente à partir d'une culture qui m'est propre tout en tenant compte de ces même besoins.

 


Florent Perrin-Bit - Design d'espace /

Les jardins partagés

Ils sont situés la plupart du temps en milieu urbain et le concept principal est de partager un même morceau de terre pour le cultiver à plusieurs. Mon premier axe de travail concerne la création d'espaces collectifs au sein du jardin, pour favoriser une pratique collective du jardinage mais aussi pour amener les gens à adopter des gestes écologiques (compostage, récupération de l'eau de pluie, toilettes sèches). Mon deuxième axe de travail s'intitule "Jardiner l'urbain" et s'inscrit en partie dans la démarche des Green Guerillas qui plantent des végétaux dans des lieux publics (abandonnés ou non) pour les transformer en jardins. Mon objectif est de donner une part plus importante à la nature en ville et d'investir notamment des endroits inattendus. Je travaille enfin pour mon dernier axe sur une forme de jardin plus singulière : un jardin nomade, itinérant, qui irait de ville en ville pour promouvoir la pratique du jardinage dans l'espace urbain et sensibiliser les gens à leur environnement.

 


Alexandre Soyer - Design d'espace /

L'image animée dans l'espace

Par là, j'entends un travail sur la spécialisation de l'image dite animée (vidéo, film, cinéma d'animation, dessin animé, flipbook, praxinoscope...) dans notre environnement et plus particulièrement dans l'espace public. De ce fait, dans mon premier axe, je travaille autour d'un laboratoire d'expérimentation, sur de grandes notions relatives à l'image animée : cadrage, travail sur le mouvant dans l'espace, perception du temps, etc. Pour mon deuxième axe de recherches, je m'inscris dans le contexte du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand. Mon but serait de créer une scénographie dans la ville par le biais d'installations éphémères, mêlant espace et image animée afin d'apporter un autre regard sur la ville. Dans mon dernier axe, je souhaiterais travailler sur la réalisation de l'entrée du centre de documentation sur le Cinéma d'animation. Ce bâtiment, enterré, ne sera visible uniquement que par son entrée en surface. Pour ce projet, l'intérêt sera de mêler l'image animée à la structure, ceci afin de retranscrire au mieux l'identité du lieu.

 


Alexis Cazenave - Design d'espace /

Espace public et pratiques sportives

Par définition, lʼespace public est à lʼusage de tous et nʼappartient à personne. De plus en plus de pratiques sportives sʼy développent. Les modes de déplacements doux mais aussi les sports de glisse, avec parfois leur dimension acrobatique sont une appropriation de cet espace qui est directement et gratuitement à notre disposition. Ces actes dʼappropriation ne sont pas toujours bien vus et bienvenus. Pourtant ils sont souvent simplement dus à lʼenvie de profiter librement du temps de loisir. Mais est-il possible dʼintégrer de manière légitime les pratiques sportives invasives dans lʼespace public? Comment partager ce dernier pour que ses usagers cohabitent harmonieusement?

 


Elza Vigier - Design d'espace /

Retrait et isolement

Le retrait et l'isolement sont des notions qui effrayent. Se mettre à l'écart n'est pas naturel pour l'homme qui reste un être social. Ces comportements sont souvent montrés du doigt par la société. Cette stigmatisation tend à brouiller les bienfaits de telles stratégies de vie. La vision univoque de l'isolement occulte les apports positifs d'un tel choix. Pourtant, se retrouver seul permet une introspection pouvant éveiller les consciences. À contre courant des comportements habituels, l'isolement peut-il être bénéfique?

  • Dispositifs de captation imaginaire: réflexions sur la fenêtre, la lucarne, l'oeilleton, l'orifice qui font le lien entre l'intérieur et l'extérieur, la cellule et le couloir (travail photographique autour du sténopé).
  • Fenêtre sur... : La force de la notion d'isolement, c'est le rapport qu'elle entretient avec l'autre. Être seul, c'est garder une distance. Spatialement, cette limite peut endosser des qualités différentes. Poreuse, nette ? Le designer se doit de qualifier cet espace (travail sur le filtres).
  • Espace de travail et isolement : l'open-space est devenu la norme et se répand dans toutes les entreprises. Pourtant, ce modèle a montré ses limites et des stratégies d'isolement sont à envisager. Mon intention est donc de proposer des espaces de travail individuels où chacun pourrait s'approprier son espace et des espaces de co-working où le travail d'équipe serait roi. J'aimerais insuffler dans l'espace de travail un glissement entre ces deux zones.
  • Acoustique et confidentialité : travail autour de la ligne de confidentialité. Comment gérer les zones de confidentialité par l'isolement ?

 


Pauline Grasset - Design d'espace /  

Le design d'espace au service de l'œnotourisme

 

La tradition du vin, en pleine mutation, porte dans son héritage antique une dimension sacrée. C'est, pour une part, ce caractère mythique qui perpétue l'intérêt que nous lui portons et en fait une source de création inépuisable. Les pratiques autour du vin ont évolué, en témoigne le développement massif d'espaces dédiés à la dégustation ou encore l'essor des pratiques œnotouristiques visant à faire découvrir les exploitations et les vins aux touristes. Univers considéré jusqu'alors élitiste, la modernisation et la popularisation du monde du vin ont ainsi forcé l'industrie viti-vinicole à construire une nouvelle image, en s'alliant notamment à des formes de culture comme le design et l'architecture.

La conception d'un spa reposant sur les bienfaits du vin, un laboratoire plasticien ayant comme support une pierre de Bourgogne mais aussi la conception d'une identité visuelle spécifique à ce type de services auront été les principaux axes de recherche de ce diplôme, offrant au designer d'espace l'opportunité d'une approche plus globale du design, interrogeant qualités spatiales, signes d'identité et design de service.