Lundi 5 février 2017, 21 collégiens des Loges, collège de secteur, avec lesquels Catherine Lebaupin et Josiane Masternak travaillent tous les lundis dans le cadre d'un projet expérimental CARDIE, sont venus au lycée Alain Colas pour filmer leur mise en scène. Ils ont joué leur rôle en anglais devant la caméra sur des problématiques qu'ils ont choisies : les nouvelles technologies et leurs limites, le réchauffement climatique, les relations familiales, leur avenir professionnel etc. Rien de mieux pour apprendre rapidement l'anglais que de le pratiquer en jouant la comédie ! Des élèves de seconde sont venus gentiment prêter main forte en leur donnant des conseils.

 
Vendrdi 2 février 2017, une quarantaine de personnes, parents et élèves, sont venues à la soirée qui a permis de rendre compte du séjour en Angleterre de la section européenne cinéma-audiovisuel-anglais du lycée Alain Colas, dans le cadre du partenariat avec Priestley College Warrington qui perdure depuis maintenant 7 années.`
 
 
Après l’explication des démarches réalisées par l’enseignante coordinatrice Catherine Lebaupin pour mener à bien ce projet et une grande partie de son financement par Erasmus +, des documents exposés, et la projection de deux films réalisés par les élèves, ont permis de faire découvrir aux parents un bel aperçu du séjour.
 
Aux nombreux centres d’intérêt de la culture britannique sous les décorations de Noël, et aux occasions multiples de communication en anglais, s’est ajoutée la découverte du système éducatif anglais. Ce fut l’occasion d’une discussion sur le sujet entre les élèves ayant expérimenté la classe et le planning à l’anglaise, les parents et les enseignants. Alice, l’une des quarante participants, a pris la parole enthousiaste : «  J’ai trouvé cette expérience formidable. Les Anglais choisissent quatre matières ce qui leur permet de les approfondir et d’avoir du temps pour faire leurs devoirs entre chaque heure de cours, pour faire des recherches, ou pour se consacrer à leurs activités artistiques et sportives. Ils ne sont pas plus bêtes que nous au final. » Catherine Lebaupin a précisé que Priestley College est un lycée public gratuit pour les parents, et a ajouté que l’élève y coûte moins cher à l’année : 4000€ en Angleterre au lieu de 11000€ en France. "Le nombre de matières est faible et donc le coût par élève aussi mais ces restrictions ont été pensées dans l’intérêt de l’élève et des conditions d’enseignement : pas plus de 21 élèves par classe, 1 ordinateur par élève dans chaque salle, une disposition en U ou en modules, chaque salle est équipée des nouvelles technologies, le lycée possède un centre d’orientation sur place, une psychologue à demeure, plusieurs cafétérias etc. la situation d’enseignement est conviviale et paisible.» Patrice Corde, enseignant en classe européenne et accompagnateur sur ce séjour a renchéri : « Quand nous avons expliqué au proviseur anglais que les élèves français avaient approximativement 8 heures de cours par jour, 1heure seulement pour déjeuner, 2 heures de travail à la maison chaque soir, et qu’ils étaient plus de 30 par classe en position frontale, il nous a regardés pensant qu’il s’agissait d’une blague. Notre système éducatif français est assimilé là-bas à de la maltraitance.» Niels, un autre élève ayant participé au séjour a souhaité intervenir : « L’enseignant en Angleterre est un peu comme un ami que l’on respecte, un guide. Il est là pour dialoguer, expliquer. Les élèves l’appellent par son prénom. J’aimerais vraiment poursuivre mes études en Angleterre. ». Manon Dufour, ancienne élève de l’option européenne cinéma au lycée Alain Colas, accompagnatrice sur le séjour qui a travaillé en Angleterre en tant qu'assistante, a tenu tout de même à souligner qu’elle n’a pas trouvé les étudiants anglais très autonomes à l’Université, sans doute trop habitués à être très accompagnés. Ces constats ont suscité de nombreuses questions de la part des parents dans l’assemblée, et bien sûr, le débat est resté ouvert sur la comparaison entre les deux systèmes éducatifs.
 
Le rendez-vous a été pris pour le prochain séjour en décembre 2018. 

Julie CHOJNAKI, ancienne élève de l'option SPE CIAV, 22 ans, est déjà scripte et travaille avec les plus grands ! Elle est venue rencontrer les élèves de 1ère CIAV SPE et rencontrera lundi les Terminales CIAV SPE pour leur raconter son parcours et partager avec eux son expérience.


Après un an en classe prépa littéraire option Cinéma Hypokhâgne, une fac de Lettres et Cinéma, elle réussit le concours d'entrée du CLCF où elle passe directement en 3ème année pour une formation de scripte. Aujourd'hui elle travaille avec les plus grands : le réalisateur et scénariste Alain Tasma (assistant de François Truffaut), les acteurs Tchéky Karyo, Roschdy Zem, Olivia Bonamy etc. dans la série TV à venir sur France 3 "Aux animaux la guerre" adapté du roman de Nicolas Mathieu. Elle gagne déjà sa vie : "J'ai travaillé gratuitement pour entrer dans le réseau mais très peu de temps et maintenant je gagne bien ma vie, j'ai même eu récemment un contrat au pourcentage". Elle ne compte pas s'en arrêter là : "Je souhaite devenir assistante réalisateur". Julie est sur un petit nuage : " La vie du tournage est extraordinaire ! Quand je ne suis plus en tournage je vis comme une petite dépression". Notre scripte demeure très pragmatique : "Je me prépare à devoir rebondir dans le creux de la vague, je suis prête." Elle a su partager avec enthousiasme sa passion et son expérience déjà immense.

 
 

Grâce à la subvention ERASMUS + 2017, notre immersion, celle des élèves de la section européenne anglais-cinéma, a pu se prolonger 5 jours au sein de Priestley College Warrington. Mattew Grant, le proviseur, Ian Hugues le  coordinateur du pôle "Humanities" ainsi que leurs équipes, nous ont reçus très chaleureusement : un magnifique trophée réalisé par l'un de leurs élèves en Arts Appliqués, est venu sceller notre amitié francoanglaise dont nous avons fêté la 7ème année. Un geste symbolique fort et émouvant  en cette période de Brexit, signe de la grande ouverture d'esprit, de l'engagement sans faille et du courage indéfectible de cet établissement et de son équipe.  

Durant cette deuxième semaine consacrée à notre partenariat, nos élèves ont pu suivre les cours à l'anglaise avec leur binôme anglais, et participer à deux mobilités entièrement organisées et prises en charge par Pristely College à Bradford et Manchester, guidées par Ian Hugues. Ils ont eu, en fin de séjour, l'occasion de s'exprimer concernant leur expérience en rédigeant un rapport en anglais guidé par quelques questions : Quelles différences pouvez-vous remarquer entre le système éducatif anglais et français ? Que garderiez-vous de chacun des deux systèmes pour créer le système éducatif idéal ? Envisagez-vous aujourd'hui un projet international (séjour, études, carrière...)  ? etc. Autant d'interrogations qui ont permis à chacun d'exercer son esprit critique, d'aiguiser sa réflexion, et de s'exprimer en anglais.

Les élèves se sont surpis eux-mêmes : en 10 jours d'immersion ils ont pu progresser à une vitesse folle en communication orale en anglais. Ils ont pu constater que rien ne vaut l'immersion pour apprendre à s'exprimer en anglais. A l'issue de ce séjour, ils ont compris que, même pour des élèves issus de la province, un projet international est envisageable et accessible : accueillir leur binôme anglais et être accueilli par lui en Angleterre, aller étudier un an en Angleterre, faire une carrière internationale etc. tout est possible à partir du moment où l'on s'en donne l'objectif. C'est bien là la mission que s'est donnée notre section européenne anglais-cinéma en partenariat avec Priestley College : faire en sorte que nos élèves reprennent confiance en eux dans la prise de parole en anglais et dans leur capacité à penser un projet international. 

Le lundi 7 et lundi 11 décembre : un Work Shop avec Tristan Cottin, de l'Académie de la Comédie Française, pour donner des clefs aux Terminales CIAV qui jouent dans leur propre film.

 

"La réalisation d'un film court sur les violences faites aux femmes par deux élèves de la section Cinéma-Audiovisuel du lycée Alain-Colas a permis, ce mardi 5 décembre 2017, l'organisation d'un débat avec deux associations, l'Andavi (Association Nivernaise D'Aide aux Victimes d'Infractions) et l'Afed (Aide aux femmes en difficulté).

Fait divers trop récurrent

Le thème de ce court-métrage leur est venu en voyant nombre de faits divers sur la question. Solène Ioan et Lucie Foucret avaient choisi de traiter, dans le cadre de leur cours de l'an dernier sur le documentaire poétique, de la violence domestique. Pour montrer que la poésie disparaît dès que le quotidien devient effrayant. Dans Le nouveau départ, film de 5 mn 30, c'est une jeune fille qui est touchée par les coups de son propre père. 

Épatée par leur travail à quatre mains sur un thème aussi sombre, Catherine Lebaupin, leur professeur d'audiovisuel, souhaitait « que ce film ne s'arrête pas qu'en Première » et puisse être utile. Elle contacte alors Jérôme Moreau, président de l'Andavi et Françoise Radoux, présidente de l'Afed, qui ont « de suite répondu présent ». Une vingtaine de personnes sont venues découvrir le film et discuter de ces violences. Que les deux élèves ont souhaité « dénoncer avec leur regard de jeune fille de 16 ans » explique Solène Ioan. 

Court-métrage. Retrouvez-le sur notre site, lejdc. fr.

Lison Lagroy"

Le film : https://www.moviegoer.fr/index.php/films/films-premiere/589-films-de-premiere-ciav-spe-2017-un-excellent-cru.html

Cette année 2017, les lycéens de l'option CIAV ont décidé, à l'issue des projections en avant-première du festival Cinemed de Montpellier,  de proposer pour la carte blanche que leur accorde le CinéMazarin, Razzia de Nabil Ayouch qui les a bouleversés et époustouflés.

Lundi 27 novembre a eu lieu la projection-analyse de This si England, animée par l'ACNE et Catherine Lebaupin. Une salle pleine composée des aficionados de l'ACNE, des jeunes futurs professeurs des écoles de l'ESPE et des élèves d'Alain Colas. 

"L'analyse filmique de This is England (Shane Meadows 2007) organisée par l'Association des Cinéphages de Nevers à la Maison de la Culture, a connu un beau succès. Le public nombreux était composé d'étudiants de l'Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education, de lycéens et de fidèles cinéphiles. Après le film, Catherine Lebaupin, enseignante en cinéma au lycée Alain-Colas a échangé avec le public, sur les différentes caractéristiques de cette œuvre poétique, politique et sociale, qui fait la critique des années Thatcher." JDC